Le transport maritime international est actuellement responsable d’environ 2,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de quantités considérables de polluants soufrés. Pourra-t-on bientôt remplacer le diesel par des carburants de synthèse? Une récente étude réalisée par l’Université technique de Lappeenranta, en Finlande, a évalué les coûts probables de divers carburants à l’horizon 2040 et a conclu à des prix de 10 à 25 % plus élevés que dans le contexte actuel. La différence est jouable avec une réglementation internationale appropriée. Continuer la lecture de « Compétitivité des carburants de synthèse pour le transport maritime en 2040 »
Évaluer la soutenabilité des scénarios de transition énergétique
Les grands scénarios de transition énergétique sont-ils vraiment aussi soutenables qu’on le prétend? Tiennent-ils réellement compte de tous les critères voulus de justice sociale et de respect des limites planétaires, ou se contentent-ils de limiter les émissions de CO2? Une équipe finlandaise dirigée par Michael Child s’est récemment penchée sur ces délicats enjeux. Elle a évalué les scénarios existants et proposé quelques garde-fous pour l’élaboration des prochains plans de transition. Continuer la lecture de « Évaluer la soutenabilité des scénarios de transition énergétique »
Non, la batterie de Tesla n’a pas sauvé l’Australie du blackout
La nouvelle batterie géante de 100 MW installée par Tesla en Australie du Sud a-t-elle vraiment sauvé le réseau électrique d’un blackout en décembre dernier? La nouvelle a été reprise dans les médias du monde entier, mais une analyse plus poussée de l’événement révèle que le rôle de la batterie dans la gestion de cette crise a finalement été modeste. Un autre rappel du fait qu’il faut se méfier des annonces trop triomphales, car elles reposent souvent sur une compréhension tronquée des enjeux. Continuer la lecture de « Non, la batterie de Tesla n’a pas sauvé l’Australie du blackout »
L’Égypte ancienne a réagi aux changements climatiques
La fin de l’âge de bronze a été marquée par un climat très chaud, de graves sécheresses, des migrations massives et par l’effondrement en cascade des civilisations du Moyen-Orient. Seul le Nouvel Empire égyptien a pu se maintenir un moment. Des travaux archéologiques récents montrent que les anciens Égyptiens ont réagi à la crise en réformant massivement leur agriculture, ce qui leur a permis de gagner du temps face à la montée du chaos. Continuer la lecture de « L’Égypte ancienne a réagi aux changements climatiques »
Sables bitumineux de l’Alberta : un plafond d’émissions rempli de trous
En vertu d’une entente signée en 2016, l’Alberta s’est engagée à limiter à 100 millions de tonnes par année les émissions de gaz à effet de serre liés à l’exploitation des sables bitumineux. On a beaucoup critiqué ce seuil, jugé beaucoup trop élevé. Mais il apparaît maintenant que cette « limite » comporte d’importantes échappatoires – l’équivalent des émissions d’un petit pays comme le Costa Rica ou le Nicaragua. Continuer la lecture de « Sables bitumineux de l’Alberta : un plafond d’émissions rempli de trous »
Que valent les projections de production pétrolière?
Que valent les projections de production pétrolière de l’Agence internationale de l’énergie? Une étude récente s’est penchée sur le sujet, suivant l’évolution des données publiées dans les rapports annuels World Energy Outlook (WEO) de 2000 à 2016 et comparant ces projections aux résultats réels observés depuis. Il apparaît que la marge d’erreur demeure significative et que les décideurs politiques devraient mieux tenir compte de cette incertitude, notamment celle qui concerne le pétrole non conventionnel et la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Continuer la lecture de « Que valent les projections de production pétrolière? »
Tesla au bord de l’abîme (2)
Depuis la parution de mon article de la semaine dernière, Tesla a publié les statistiques de production de ses voitures pour le premier trimestre de 2018. Présentés comme satisfaisants, ces résultats peinent à masquer des problèmes persistants de production. Plus grave encore, ils suggèrent un plafonnement, voire une chute de la demande pour les véhicules de Tesla. Elon Musk a une fois de plus annoncé qu’il dormirait à l’usine, ce qui souligne sa propre inquiétude. Continuer la lecture de « Tesla au bord de l’abîme (2) »
Le krill contribue à la fragmentation du plastique marin
Le krill joue un rôle important dans la fragmentation du plastique marin flottant. C’est là l’étonnant résultat d’une étude menée par une équipe australienne, qui vient de découvrir que ce minuscule crustacé océanique réduit en fragments encore plus petits le plastique qu’il ingère, ce qui facilite probablement son absorption et son accumulation le long de la chaîne alimentaire. C’est la première fois qu’une étude décrit un tel phénomène de fragmentation par digestion. Continuer la lecture de « Le krill contribue à la fragmentation du plastique marin »
La résilience du réseau électrique américain repose encore sur le charbon
Du 27 décembre 2017 au 8 janvier 2018, les États-Unis ont vécu une « bombe cyclonique » marquée par une vague de froid couvrant la majeure partie du pays, ce qui a sollicité le réseau électrique à sa limite. Une récente étude du Département de l’énergie montre que sans l’apport du charbon utilisé comme réserve, des millions d’Américains auraient été privés de courant au plus fort de la crise. Les énergies renouvelables n’ont pas été à la hauteur et les auteurs s’alarment de la perte de résilience du réseau électrique américain. Continuer la lecture de « La résilience du réseau électrique américain repose encore sur le charbon »
L’humidité des sols ne suffira plus à contenir les futures canicules en Russie
Le blogue Global-climat rapporte une étude de la revue Nature Climate Change qui montre que l’assèchement du climat sibérien, surtout au printemps, aggrave les effets du réchauffement climatique dans cette région. (PG)
Des modélisations climatiques montrent que l’effet modérateur de l’humidité du sol sur les températures estivales risque de ne plus tenir en Russie. Dans les conditions actuelles, tous les phénomènes de blocage atmosphérique ne conduisent pas à des vagues de chaleur extrêmes. Mais à la fin du siècle, en cas de poursuite des émissions massives de gaz à effet de serre, les futures circulations de blocage comme celle observée en Russie en 2010 entraîneront un réchauffement amplifié, plus important que l’effet du changement climatique moyen. Le refroidissement par évaporation ne jouera plus son rôle d’atténuation des vagues de chaleur.
La canicule de l’été 2010 en Russie fut l’une des plus sévères des annales. Deux facteurs ont favorisé cet événement extrême : une circulation anticyclonique quasi-stationnaire anormalement étendue et l’épuisement de l’humidité du sol au printemps. De nos jours, il est rare de voir des configurations météorologiques aussi prononcées qu’en 2010. Les niveaux…
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