Déficit de production en vue pour le cobalt et le nickel

La production de cobalt et de nickel va continuer à augmenter, mais pas à un rythme suffisant pour couvrir tous les besoins de l’industrie des batteries. Il s’agit là du principal constat d’une nouvelle étude du Bureau d’études géologiques de la Finlande (GTK) publiée le 31 juillet. La production ne pourra pas augmenter au même rythme que la demande, en partie en raison de limites géologiques qui se précisent, mais surtout parce que les délais de mise en exploitation sont très longs et que la demande explose rapidement. Continuer la lecture de « Déficit de production en vue pour le cobalt et le nickel »

La production de métaux à la hausse en contexte de déplétion

Dans le monde, la teneur en métal des divers minerais diminue progressivement. Quelles sont les conséquences de cette situation sur la production des métaux? Sur les techniques d’exploitation? Sur la capacité de l’industrie minière à répondre à nos besoins à long terme? Voilà quelques-uns des thèmes qu’aborde une récente étude de Simon P. Michaux, un géologue australien à l’emploi de la commission d’études géologiques de la Finlande. Le document dresse un tableau très intéressant des enjeux liés à la déplétion minière et de la manière dont l’industrie s’y adapte. Continuer la lecture de « La production de métaux à la hausse en contexte de déplétion »

La difficile estimation du pic des métaux

Dans une étude récente, l’ingénieur pétrolier Jean Laherrère, connu pour avoir popularisé la notion de pic pétrolier, s’est attaqué à l’épineuse question du pic des métaux. Ses conclusions, admet-il lui-même, doivent être manipulées avec prudence, parce que les réserves mondiales de métaux demeurent mal connues et que les rares sources disponibles tendent à se contredire. Le principal intérêt de cette étude consiste au final à voir l’auteur confronter les données et les soumettre à son jugement critique. Continuer la lecture de « La difficile estimation du pic des métaux »

Le faible facteur de charge du nucléaire français

Le facteur de charge des réacteurs nucléaires français est sensiblement plus bas que celui de la plupart des autres pays ayant recours à la puissance de l’atome. Le tableau ci-dessous résume les données des pays dont le facteur de charge est public. Le cas français est difficile à expliquer. Les hypothèses les plus souvent avancées sont fragiles et de plus, le facteur de charge est en déclin rapide. Continuer la lecture de « Le faible facteur de charge du nucléaire français »

Une nouvelle étude établit l’EROEI du solaire entre 20 et 52 pour 1

Le taux de retour énergétique (EROEI) de l’énergie solaire serait compris entre 22 et 52 pour 1, selon le niveau d’ensoleillement du site. Ce sont là les résultats d’une nouvelle étude américaine publiée le 1er juin dans la revue Progress in Photovoltaics. Ces chiffres corroborent ceux de l’étude de l’Institut Fraunhofer, en Allemagne, dont ce blogue a rendu compte en mai. L’étude américaine présente ses calculs de manière plus détaillée que la précédente et montre à quel point l’amélioration des techniques de fabrication des panneaux solaires contribue à ces étonnants gains de rendement. Continuer la lecture de « Une nouvelle étude établit l’EROEI du solaire entre 20 et 52 pour 1 »

Le taux de retour énergétique du solaire atteindrait jusqu’à 45 pour 1

Un rapport du réputé Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires, publié en Allemagne en septembre 2020, conclut que le taux de retour énergétique (EROEI ou EROI, en anglais) des parcs de panneaux photovoltaïques (PV) européens oscille entre 16 et 19 pour 1. En Inde, où le soleil est abondant, ce rapport atteindrait le niveau prodigieux de 45 pour 1. Ceci rendrait cette forme d’énergie bien plus productive que le pétrole. Le rapport contient une foule d’informations sur l’évolution récente de la technologie PV, qui permet d’expliquer cette forte progression de l’EROEI. Continuer la lecture de « Le taux de retour énergétique du solaire atteindrait jusqu’à 45 pour 1 »

Électrifier les autoroutes?

Une étude publiée le 20 mai par la Chaire de gestion de l’énergie de HEC Montréal étudie la pertinence d’électrifier les autoroutes 20 (au Québec) et 401 (en Ontario) sur les 1 137 km du corridor Windsor-Rivière-du-Loup. L’idée est d’installer des fils au-dessus des voies, permettant aux camions lourds de s’alimenter en électricité à la manière d’un tramway ou d’un trolleybus. L’étude se penche sur les coûts financiers d’une telle installation, de même que sur les émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évités grâce à elle. Continuer la lecture de « Électrifier les autoroutes? »

Net-Zero America : le plan qui cherche à concilier carburants fossiles et neutralité carbone

Le rapport Net-Zero America, publié en décembre 2020, est actuellement le modèle le plus en vue de transition vers une économie américaine décarbonée. Il s’agit notamment l’une des principales sources d’inspiration de l’administration Biden. C’est de toute évidence en travail soigné, qui présente l’originalité de non seulement faire une liste d’équipements nécessaires, mais de les placer sur une carte, pour en montrer la distribution spatiale. Toutefois, ce genre de plan dépend largement des hypothèses de départ, qui sont ici très optimistes. Est-il vraiment raisonnable d’espérer zéro émissions nettes avec un mix énergétique reposant encore jusqu’à 38 % sur les carburants fossiles? Continuer la lecture de « Net-Zero America : le plan qui cherche à concilier carburants fossiles et neutralité carbone »

La Russie aurait passé son pic pétrolier en 2019

Un document de stratégie du ministère russe de l’Énergie reconnaît qu’il est peu probable que la Russie retrouve un jour son niveau de production pétrolière de 2019. Autrement dit, le pétrole russe aurait passé son pic. La reprise de la production s’annonce lente et partielle, avant de repartir à la baisse quelque part entre 2029 et 2035. Continuer la lecture de « La Russie aurait passé son pic pétrolier en 2019 »

Le prix du rhodium a triplé depuis l’été 2020

Le prix du rhodium a triplé depuis l’été dernier. Il se vendait alors moins de 10 000 dollars l’once troy (31,1 grammes). Depuis la fin de mars, son prix atteint environ 30,000 dollars l’once, soit près de mille dollars le gramme. C’est un record de tous les temps pour ce métal aux usages très spécialisés, dont la production satisfait de moins en moins la demande croissante. C’est aussi un métal d’intérêt pour l’industrie de l’hydrogène. Continuer la lecture de « Le prix du rhodium a triplé depuis l’été 2020 »