Le monde a connu un pic du ciment en 2015

Dans un blogue récent, Ugo Bardi attire l’attention sur le déclin de la production mondiale de ciment. Depuis 1940, celle-ci doublait tous les dix ans, à un rythme remarquablement constant et indépendant des crises économiques. Mais en 2015, cette croissance s’arrête sans crier gare. Le phénomène n’a pas encore beaucoup attiré l’attention des médias, mais les nouvelles données pour 2018 confirment ce plafonnement de la production, qui est peut-être un signe avant-coureur de la fin de la croissance. Continuer la lecture de « Le monde a connu un pic du ciment en 2015 »

Le fonctionnement des raffineries de pétrole

Les raffineries de pétrole décomposent le pétrole brut en divers composants relativement légers, connus sous le nom de « produits intermédiaires » qui sont ensuite assemblés pour produire une variété de produits finis au contenu normalisé, dont les plus connus sont l’essence, le diesel et le carburéacteur (carburant pour avions à réaction). Cette transformation se fait en plusieurs étapes, qui visent chacune à extraire un peu plus d’hydrocarbures utiles du brut. La partie qui résiste à tous les efforts de raffinage forme le mazout, un carburant industriel dense et visqueux, ainsi que le coke de pétrole, un résidu solide analogue au charbon. Continuer la lecture de « Le fonctionnement des raffineries de pétrole »

Réduire les émissions de GES liées à la production du ciment

La fabrication de ciment est l’une des activités industrielles les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. L’énergie nécessaire au procédé représente environ 40% des émissions, mais 60 % provient du calcaire lui-même, qui libère du carbone sous forme de CO2 lors qu’il se transforme en ciment. Ce texte présente les trois avenues envisagées pour réduire les émissions des cimenteries : réduction des pertes de chaleur, carburants alternatifs et modifications à la composition du ciment. Continuer la lecture de « Réduire les émissions de GES liées à la production du ciment »

Comprendre la crise des carburants maritimes

La nouvelle norme internationale sur les carburants maritimes est l’un des plus grands défis jamais affrontés par l’industrie pétrolière. Les raffineries ne sont pas prêtes à fournir les quantités voulues de carburant à faible teneur en soufre et ne savent pas que faire des quantités croissantes de brut fortement soufré qui arrive sur le marché. En fait, le carburant diesel pourrait venir à manquer, avec d’importantes répercussions sur les prix de toute la chaîne des produits pétroliers, y compris l’essence. Portrait d’une crise annoncée. Continuer la lecture de « Comprendre la crise des carburants maritimes »

Le prix du diesel est-il vraiment trop élevé?

Les manifestations prévues en France le 17 novembre canaliseront une grande variété de frustrations, mais qu’en est-il au juste de leur déclencheur, la hausse du prix du carburant diesel? Une comparaison de prix du gazole et de l’essence montre que celui-ci représente encore un aubaine, si l’on tient compte de son contenu énergétique 12 % supérieur à celui de l’essence. Par ailleurs, les données historiques montrent que le prix du carburant demeure raisonnable par rapport au pouvoir d’achat des Français. Continuer la lecture de « Le prix du diesel est-il vraiment trop élevé? »

Méthodes et limites de la capture du carbone

Le terme de capture et de séquestration du carbone désigne tout un éventail de technologies destinées à séparer le COdu reste des gaz de combustion qui sont émis lorsque l’on fait brûler des carburants fossiles. C’est un champ de recherche très actif et ce texte décrit les principales techniques actuellement en usage ou à l’essai. Il évoque aussi leurs limites et les difficultés de la séquestration permanente ou de la réutilisation du CO2. Continuer la lecture de « Méthodes et limites de la capture du carbone »

Vers une capture directe et à faible coût du CO2 en 2050?

Est-il possible d’extraire massivement du CO2 de l’atmosphère terrestre pour aider à atteindre les objectifs des accords de Paris? Ce sera parfaitement possible en 2050, répond Christian Breyer, de l’Université technique de Lappeenranta, en Finlande, dans un article qui décrit le fonctionnement des équipements (qui existent déjà), leur coût énergétique et la dépense financière, importante, mais pas hors de portée. La capture du CO2 fonctionne donc mieux qu’on le pense généralement, mais il demeure un hic : on ne sait toujours pas comment durablement séquestrer tout ce carbone. Continuer la lecture de « Vers une capture directe et à faible coût du CO2 en 2050? »