Le palmarès des plus grands producteurs pétroliers de 2040

En 2040, l’Arabie sera toujours le premier producteur pétrolier du monde, mais la puissance des États-Unis ou de la Russie ne sera plus qu’un souvenir. Le numéro 2 du pétrole sera le Canada, l’un des six pays seulement à ne pas encore avoir atteint son pic de production. Le taux de déclin des autres pays sera de 5 % par année en moyenne et la production mondiale aura déjà plafonné dès 2016. Ce sont là les principaux résultats d’une récente étude de Jean Laherrère sur les progrès de la déplétion pétrolière. Continue reading « Le palmarès des plus grands producteurs pétroliers de 2040 »

Vers une capture directe et à faible coût du CO2 en 2050?

Est-il possible d’extraire massivement du CO2 de l’atmosphère terrestre pour aider à atteindre les objectifs des accords de Paris? Ce sera parfaitement possible en 2050, répond Christian Breyer, de l’Université technique de Lappeenranta, en Finlande, dans un article qui décrit le fonctionnement des équipements (qui existent déjà), leur coût énergétique et la dépense financière, importante, mais pas hors de portée. La capture du CO2 fonctionne donc mieux qu’on le pense généralement, mais il demeure un hic : on ne sait toujours pas comment durablement séquestrer tout ce carbone. Continue reading « Vers une capture directe et à faible coût du CO2 en 2050? »

Le coût du stockage croît avec l’usage

Peut-on adosser une production électrique renouvelable à un stockage constitué de batteries au lithium? Oui, mais cela décuplerait le prix de l’électricité, conclut une étude sur la Californie récemment menée par le Clean Air Task Force. Ces conclusions confirment celles d’autres travaux récents, qui distinguent de plus en plus le simple lissage et le stockage à grande échelle et qui observent que la difficulté augmente exponentiellement avec le pourcentage d’électricité intermittente injectée dans le système. Continue reading « Le coût du stockage croît avec l’usage »

Le déclin annoncé du nucléaire européen

Dans le meilleur des cas, la capacité installée des réacteurs nucléaires d’Europe occidentale aura diminué du tiers en 2035. Dans le scénario du pire, la chute atteindra près de 85 %. Ce déclin sera un peu moins marqué en France, mais n’échappera pas à la tendance générale. Ce sont là les conclusions d’un mémoire de maîtrise déposé cet été à l’Institut de physiques des particules de Zürich par Ludovic Touzé-Peiffer. Si l’Europe souhaite ralentir cette tendance, elle doit se décider très bientôt, ajoute le chercheur. Continue reading « Le déclin annoncé du nucléaire européen »

Le nouveau mazout maritime entraînera une hausse du prix du diesel

À partir du 1er janvier 2020, la teneur maximale en soufre du mazout utilisé en transport maritime passera de 3,5 à 0,5 %, et ce, partout dans le monde. Cette décision, prise par l’Organisation maritime internationale en octobre 2016, était attendue depuis longtemps. Les oxydes de soufre émis lors de la combustion de ce mazout de faible qualité provoquent des maladies respiratoires et sont une source de pluies acides. Mais l’adoption d’un produit de meilleure qualité pose des problèmes logistiques qui se traduiront par une hausse de prix sur toute la chaîne du mazout et du diesel. Continue reading « Le nouveau mazout maritime entraînera une hausse du prix du diesel »

Les États-Unis sont-ils devenus le premier producteur mondial de pétrole?

Selon l’agence américaine d’information sur l’énergie, l’EIA, la production de pétrole des États-Unis auraient atteint le seuil de 11 millions de barils par jour les semaines du 13 juillet, du 20 juillet et du 17 août 2018. On a par ailleurs appris que la production de l’Arabie Saoudite aurait glissé de 10,5 à 10,3 millions de barils de juin à juillet. Donc les Américains sont les premiers, non? Ce n’est pas si certain. Ce texte propose une petite plongée dans l’univers opaque des statistiques pétrolières. Continue reading « Les États-Unis sont-ils devenus le premier producteur mondial de pétrole? »

Comment la lenteur de l’industrie lourde s’explique-t-elle?

Pourquoi l’industrie lourde à forte intensité énergétique (acier, aluminium, ciment, raffineries…) tarde-t-elle tant à réduire ses émissions de CO2? Au-delà du « manque d’intérêt » mille fois dénoncé, ces industries présentent des traits qui compliquent et ralentissent l’adoption de technologies innovantes à faible émission de gaz à effet de serre. Selon le chercheur hollandais J.H. Wesseling, elles se distinguent par une forte intensité en capital, de longs cycles d’investissement, une forte dépendance au sentier technologique, une dépendance envers des firmes externes pour l’innovation et des structures industrielles relativement rigides. La faible motivation à lutter contre les émissions joue aussi, mais découle en grande partie du comportement de leurs clients. Continue reading « Comment la lenteur de l’industrie lourde s’explique-t-elle? »