Réduire les émissions de GES liées à la production du ciment

La fabrication de ciment est l’une des activités industrielles les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. L’énergie nécessaire au procédé représente environ 40% des émissions, mais 60 % provient du calcaire lui-même, qui libère du carbone sous forme de CO2 lors qu’il se transforme en ciment. Ce texte présente les trois avenues envisagées pour réduire les émissions des cimenteries : réduction des pertes de chaleur, carburants alternatifs et modifications à la composition du ciment. Continuer la lecture de « Réduire les émissions de GES liées à la production du ciment »

Pour l’Office national de l’énergie, l’avenir appartient au pétrole!

L’Office national de l’énergie (ONÉ) a publié, le 2 novembre, son nouveau rapport intitulé Avenir énergétique du Canada 2018 : Évaluation du marché de l’énergie. Bien que cet exercice couvre en principe tous les aspects de la production énergétique canadienne, il étudie principalement la production pétrolière, à laquelle il prédit un bel avenir au Canada. La part des énergies renouvelables semble au contraire appelée à stagner. De la part d’un organisme réglementaire aussi influent que l’ONÉ, cette vision de l’avenir est plutôt déprimante. Continuer la lecture de « Pour l’Office national de l’énergie, l’avenir appartient au pétrole! »

Méthodes et limites de la capture du carbone

Le terme de capture et de séquestration du carbone désigne tout un éventail de technologies destinées à séparer le COdu reste des gaz de combustion qui sont émis lorsque l’on fait brûler des carburants fossiles. C’est un champ de recherche très actif et ce texte décrit les principales techniques actuellement en usage ou à l’essai. Il évoque aussi leurs limites et les difficultés de la séquestration permanente ou de la réutilisation du CO2. Continuer la lecture de « Méthodes et limites de la capture du carbone »

Forte progression du charbon en Chine

La politique énergétique chinoise poursuit des objectifs contradictoires avec des résultats mitigés. Le gouvernement chinois a récemment annoncé une baisse marquée des subventions aux énergies renouvelables tout en fixant des objectifs plus élevés pour 2030. Il a aussi annoncé un gel de la construction de nouvelles centrales thermiques qui se traduit dans l’immédiat par hausse de 4,2 % de la consommation de charbon par rapport à 2017. Continuer la lecture de « Forte progression du charbon en Chine »

Le coût du stockage croît avec l’usage

Peut-on adosser une production électrique renouvelable à un stockage constitué de batteries au lithium? Oui, mais cela décuplerait le prix de l’électricité, conclut une étude sur la Californie récemment menée par le Clean Air Task Force. Ces conclusions confirment celles d’autres travaux récents, qui distinguent de plus en plus le simple lissage et le stockage à grande échelle et qui observent que la difficulté augmente exponentiellement avec le pourcentage d’électricité intermittente injectée dans le système. Continuer la lecture de « Le coût du stockage croît avec l’usage »

Le déclin annoncé du nucléaire européen

Dans le meilleur des cas, la capacité installée des réacteurs nucléaires d’Europe occidentale aura diminué du tiers en 2035. Dans le scénario du pire, la chute atteindra près de 85 %. Ce déclin sera un peu moins marqué en France, mais n’échappera pas à la tendance générale. Ce sont là les conclusions d’un mémoire de maîtrise déposé cet été à l’Institut de physiques des particules de Zürich par Ludovic Touzé-Peiffer. Si l’Europe souhaite ralentir cette tendance, elle doit se décider très bientôt, ajoute le chercheur. Continuer la lecture de « Le déclin annoncé du nucléaire européen »

Comment la lenteur de l’industrie lourde s’explique-t-elle?

Pourquoi l’industrie lourde à forte intensité énergétique (acier, aluminium, ciment, raffineries…) tarde-t-elle tant à réduire ses émissions de CO2? Au-delà du « manque d’intérêt » mille fois dénoncé, ces industries présentent des traits qui compliquent et ralentissent l’adoption de technologies innovantes à faible émission de gaz à effet de serre. Selon le chercheur hollandais J.H. Wesseling, elles se distinguent par une forte intensité en capital, de longs cycles d’investissement, une forte dépendance au sentier technologique, une dépendance envers des firmes externes pour l’innovation et des structures industrielles relativement rigides. La faible motivation à lutter contre les émissions joue aussi, mais découle en grande partie du comportement de leurs clients. Continuer la lecture de « Comment la lenteur de l’industrie lourde s’explique-t-elle? »