Tesla au bord de l’abîme

Les grands médias rapportent les déboires de Tesla depuis le début de la semaine, mais les problèmes de l’entreprise sont plus profonds et remontent à plus longtemps qu’on le laisse entendre. Tesla Motors a pris en 2016 deux grandes décisions qui sont en train de la faire couler. Pour prendre une analogie maritime, Tesla a frappé un iceberg en 2016, l’eau s’est accumulée en 2017 et nous en sommes rendus au point où les passagers constatent que l’eau monte dans les ponts inférieurs. Le navire semble destiné à couler, bien qu’on ne puisse prédire quand avec exactitude.

Un petit avertissement avant de commencer. Mes billets sont habituellement neutres et basés sur de la littérature scientifique. Celui-ci ne repose pas sur un texte en particulier, mais sur une énorme masse de documentation accumulée depuis six mois. Il s’agit donc d’une opinion, mais étayée sur des faits bien documentés dans des médias financiers spécialisés – et non pas dans la complaisante presse techno. Il ne sera par ailleurs question que de Tesla Motors, pas des entreprises distinctes (SpaceX, Hyperloop…) que dirige aussi Elon Musk.

 

 

Tesla delivered
Livraisons trimestrielles de Tesla. La dernière colonne tient aussi compte des ventes du nouveau modèle 3.

Où en est Tesla aujourd’hui?

En ce qui concerne les produits, Tesla produit actuellement trois voitures économiques, dont une berline, le modèle S, un multisegment, le modèle X et une berline compacte, le nouveau modèle 3. Ces voitures sont bien conçues et performantes, mais elles souffrent à des degrés divers de problème de qualité et de fiabilité. Le modèle S a été lancé en juin 2012 et a donc six ans, ce qui vieux pour une voiture de luxe. Aucune mise à jour du modèle S n’a encore été annoncée.

Les voitures représentent plus de 95 % du chiffre d’affaires de Tesla. Il existe peu de données précises sur ses activités dans le secteur du panneau solaire et de batteries de stockage, qui semblent modestes en dépit de quelques annonces spectaculaires. Il s’agit d’un marché où la concurrence est forte et où le produit de Tesla se distingue peu. Les fameuses tuiles solaires ne sont pas encore sur le marché, près d’un an après avoir été annoncées. Il est question de premiers déploiements cet été, mais personne ne s’attend à des ventes importantes.

L’usine de Fremont, où sont assemblées les voitures, est une ancienne usine de General Motors, ouverte en 1962. Elle a été conjointement exploitée par GM et Toyota de 1984 à 2010 et produisait environ 500 000 véhicules par années. Elle a été rachetée et partiellement modernisée par Tesla. Elle compte deux chaînes de montage, dont le convoyeur serait d’origine. La chaîne des « camions légers » sert à l’assemblage des modèles S et X et a un débit de 48 véhicules à l’heure. L’autre chaîne, réservée au modèle 3, a un débit maximal de 60 véhicules à l’heure. Sur deux quarts de travail, la production de modèles 3 apparaît donc plafonnée à 4 200 véhicules par semaine.

Le bâtiment de la Gigafactory est presque complètement construit, mais n’est occupé qu’à 40 %. Panasonic y fabrique des cellules individuelles, que Tesla assemble ensuite sous forme de packs et de batteries. L’usine aurait déjà coûté plus de 3 milliards $, bien qu’elle reste inachevée. Aucun panneau solaire n’y a encore été installé. Elle est alimentée par le réseau – instable dans cette région – et son site semi-désertique crée des problèmes de contrôle de la poussière.

Les ventes de Tesla ont atteint 11,76 milliards de dollars en 2017, contre 7 milliards en 2016. Elle a toutefois enregistré des pertes de 1,96 milliard $ en 2017, contre 675 millions l’année précédente. Les pertes trimestrielles ont explosé en 2017, atteignant 675 millions au 4e trimestre 2017. Elles pourraient dépasser les 800 millions ce trimestre-ci. Les dettes à long terme de Tesla atteignaient 9,4 milliards en décembre 2017, contre 6 milliards un an plus tôt. Les obgligations contractuelles dépasse les 17 milliards $ – en hausse de plus de 10 milliards en 2017.

Et rappelons-le : en 15 ans d’activité, l’entreprise n’a jamais connu une seule année de profits. Elle n’est jamais parvenue non plus à croître sur ses fonds propres, ayant au contraire eu recours à des emprunts de plus en plus importants.

Les deux erreurs fatales

Tesla a commis deux erreurs fatales en 2016. La première a été l’acquisition de SolarCity. Tesla a payé 2 milliards de dollars pour une entreprise qui était littéralement au seuil de la faillite et qui demeure déficitaire aujourd’hui. Ceci a fait augmenter la dette de Tesla sans améliorer ses revenus, au nom d’une synergie qui tarde à se matérialiser.

L’autre erreur, plus critique encore, a été de lancer la production du modèle 3 sans le tester à fond. En général, les entreprises automobiles testent leurs véhicules dans divers environnements pendant deux ans avant de finaliser le modèle et de commander les pièces, améliorées en fonction des essais. La chaîne de montage est aussi testée à fond avant le lancement de la production. Tesla, trop pressée de lancer la production, a négligé cette étape et a tout de suite commandé les pièces à ses fournisseurs.

Le résultat est désastreux. La Tesla 3 souffre de nombreux problèmes de qualité et de grandes quantités de pièces mal adaptées doivent être réusinées avant assemblage. Les centres de service sont débordés de réparations à faire après livraison, ce qui fait exploser les coûts liés aux garanties. Mais le plus grave, ce sont les retards de production. Tesla promettait 5 000 véhicules par semaine à la fin de 2017 et 10 000 à la fin de 2018. Tesla a depuis révisé ses projections à 2 500 par semaine au 31 mars 2018, mais le chiffre réel serait de l’ordre de 1 200 véhicules seulement.

On n’insistera pas assez sur ce point. Ce lancement de production qui accumule les retards depuis juillet 2017 est un ratage de proportion biblique! En octobre dernier, Elon Musk admettait lui-même être dans « un enfer de production ». Il ne s’agit pas de problèmes courants dans l’industrie automobile, où de tels lancements sont normalement complétés en moins de six semaines. Tesla est littéralement la risée de l’industrie et les correctifs lui coûtent une fortune. Tesla perd actuellement de l’argent sur chaque voiture qu’elle vend.

Tesla production goals
Objectifs de production successifs et production hebdomadaire réelle.

Lenteur de la fabrication et des ventes

Ce qui soutenait Tesla, jusqu’ici, c’était l’espoir que les 400 000 réservations du modèle « grand public » à 35 000 dollars apportent finalement des bénéfices importants. Tesla nous promettait la livraison de plus de 100 000 de ces voitures en 2017. Le chiffre réel dépasse à peine 1 500. L’entreprise doit aussi livrer 500 000 modèles 3 en 2018. Jusqu’ici, la production est de l’ordre de 10 000 voitures seulement en trois mois. Même en supposant qu’elle va augmenter, la production peut difficilement dépasser de 100 000 à 200 000 voitures en 2018.

Autre détail rarement mentionné à propos du modèle 3 : il se vend beaucoup plus cher que prévu. La seule version actuellement disponible est celle à autonomie prolongée, qui se vend entre 46 000 et 49 000 dollars – et plus près de 55 000, avec les options les plus populaires. Le modèle « de base » à 35 000 dollars ne sera pas lancé avant 2019 – s’il l’est un jour.

Et les 400 000 réservations? Tesla n’a pas annoncé de chiffres révisés depuis deux ans. Ce manque de transparence alimente les spéculations voulant que beaucoup d’entre elles aient été annulés, ou que les clients attendent le fameux modèle à 35 000 $ qui n’est toujours pas en vue. Les problèmes de qualité du modèle 3 a probablement aussi refroidi les ardeurs de certains clients potentiel.

Il se peut donc que la demande manque pour le modèle 3, si jamais on vient à bout de la produire. Ces craintes se fondent en partie sur l’expérience des modèles S et X, dont les ventes sont stables depuis juillet 2016 (à environ 25 000 véhicules par trimestre) et semblent s’essouffler depuis janvier. Sur la base de 22 000 modèles S et X et de 10 000 modèles 3 vendus au premier trimestre, Tesla annoncera sans doute un « record », mais celui-ci camouflera de sérieux enjeux de fabrication et de demande.

Un des problèmes, c’est qu’en 2012 Tesla était à peu près seule dans le marché des voitures électriques à longue autonomie. Depuis, tous les grands producteurs en ont mis sur le marché et les plus récentes sont aussi avancées, voire plus, que les Tesla. La nouvelle Jaguar I-Pace, par exemple, est plus performante et moins coûteuse que les Tesla S et X. La Nissan Leaf, la Chevrolet Bolt et la Renault Zoé sont aussi des véhicules beaucoup moins chers, qui se vendent déjà mieux que les Tesla.

Dans un marché qui connaît une croissance rapide, Tesla stagne. C’est un signe que quelque chose ne va pas.

Problèmes financiers immédiats

Tesla perd de l’argent à une vitesse sans cesse croissante. On a longtemps ignoré ce problème en se disant que la croissance future de l’entreprise justifiait des pertes temporaires, mais ses finances dont dans un tel état que cette histoire ne tient plus la route : Tesla est à court d’argent et il est peu probable qu’elle ait le loisir de redresser ses finances.

Ratings-agencies-chart

Cette semaine, l’agence de crédit Moody’s a abaissé la cote de crédit de Tesla à B3 et celle de ses obligations, à Caa. Ce sont des cotes très basses, réservées à des entreprises dont l’avenir apparaît incertain. Concrètement, cela signifie que Tesla, qui empruntait encore à 3 % d’intérêt l’an passé, devra désormais faire face à des taux de 8 à 10 %. Plus grave encore, pour les emprunts, elle tombe dans un marché « subprime » où les prêteurs sont rares et l’argent, moins abondant. La baisse de la valeur de l’action signifie aussi qu’une nouvelle émission de titres récolterait moins d’argent.

Moody’s estime que Tesla estime que Tesla aurait immédiatement besoin d’un minimum de 2 milliards de $ d’argent frais. Les analystes pensent que ses besoins seront d’au moins 6 à 8 milliards d’ici la fin de 2019, même si les ventes du modèle 3 décollent. Cet argent doit servir à payer les pièces de voitures (les paiements aux fournisseurs sont déjà en retard), à financer la R et D sur les futurs modèles Y et Semi et à construire l’usine qui sera nécessaire à leur fabrication (au moins deux ans de travaux, donc les échéanciers prévus pour leur mise en marché sont déjà caducs).

Depuis la fin de février, Tesla a déjà perdu son chef des opérations financières et son chef de la comptabilité. Deux démissions non planifiées et qui n’ont jamais été expliquées, qui semblent indiquer qu’il y a un gros malaise. En partant de manière inopinée, le chef des opérations financières a renoncé à 1,6 million $ en options sur les actions de l’entreprise. Il devait avoir d’excellentes raisons d’y renoncer, mais on ignore lesquelles.

Autres problèmes

On pourrait lontemps continuer l’énumération des problèmes de Tesla. Contentons-nous de les évoquer sans trop entrer dans les détails :

  • Le réseau de superchargeurs est sous-utilisé et constitue un fardeau financier
  • Le réseau de centres de service ne suffit pas à la tâche et perd de l’argent
  • Tesla n’aura bientôt plus accès à la subvention de 7 500 $ sur les véhicules électriques, contrairement à ses concurrents
  • Le système de conduite autonome est dangereux est ses essais sont maintenant suspendus
  • La technologie de batteries de Tesla est âgée et dépassée par la concurrence
  • L’entreprise possède peu de technologies en propre, donc peu d’avantages concurrentiels
  • Elon Musk partage son temps entre trop d’intérêts différents
  • Le modèle d’intégration verticale de Tesla coûte cher et éparpille les ressources

Combien de temps Tesla peut-elle tenir?

Si elle paraît maintenant difficile à éviter, la faillite de Tesla n’est pas pour tout de suite. Même sans argent neuf, l’entreprise a assez de réserves pour tenir jusqu’à l’automne. En pigeant dans son fond de roulement, elle pourrait tenir jusqu’à la fin de 2018.

Tesla essaiera sans doute de faire un emprunt ou une émission d’actions dans le but de financer les modèles Y et Semi et de construire l’usine nécessaire. On a vu plus haut que la situation financière de l’entreprise compliquera singulièrement cette manœuvre. Il faut aussi garder à l’esprit qu’utiliser cet argent pour financer les activités courantes de l’entreprise serait de la fausse représentation envers les actionnaires et pourrait être légalement considéré comme de la fraude.

Il se pourrait aussi, mais c’est moins probable, que l’autorité américaine des marchés financiers interdise un tel refinancement au motif que cela exposerait les actionnaires à un trop grand risque de perte.

De manière plus positive, Elon Musk a encore des amis. L’État américain ou californien pourrait lui venir en aide. Une autre entreprise pourrait théoriquement s’associer à Tesla et apporter de l’argent neuf, mais il faudrait que l’investisseur soir très brave.

Et en cas de faillite? Il existe deux possibilités. Tesla pourrait se restructurer sous la protection de la loi et, ce faisant, changer de propriétaire. Si l’entreprise est ruinée, la marque conserve prestige certain, ce qui lui confère de la valeur. Mais s’il apparaît que Musk a dupé les actionnaires et a été trop imprudent, la marque pourrait être discréditée et Tesla serait simplement dissoute et ses actifs, liquidés.

Que retenir de l’aventure Tesla?

Le malheur de Tesla a été de combiner le meilleur vendeur de voitures au monde, doublé du pire manufacturier. Musk fait rêver, mais il est trop fantasque pour gérer la production automobile, qui demande une attention très méticuleuse aux détails.

Certains diront qu’il a eu le mérite de donner ses lettres de noblesse à la voiture électrique. En fait, il s’en vendait déjà bien avant qu’il ne se mette de la partie. Son apport a été de promouvoir une configuration particulière, la voiture électrique à longue autonomie. Mais le bilan de l’expérience reste incertain. Si Tesla a prouvé qu’on pouvait techniquement construire une telle voiture, elle n’a pas encore prouvé que l’aventure pouvait être rentable et toucher le grand public. La voiture électrique à grande autonomie reste coûteuse et son impact sur les réseaux de distribution électrique reste incertain.

Reste à voir quel sera l’avenir d’Elon Musk lui-même. Des aventures comme Hyperloop et The Boring Company sont lointaines et risquées. Pourra-t-il les financer après s’être discrédité avec Tesla? Il lui restera sans doute SpaceX, qui semble être une entreprise solide. Mais il lui faudra sans doute limiter ses ambitions. À moins que le vendeur de rêves parvienne une fois de plus à séduire les foules?

37 réflexions sur “Tesla au bord de l’abîme”

  1. Merci pour cette analyse intéressante. Néanmoins je ne partage pas tous les points évoqués plus haut et je ne pense pas que l’on verra la fin de tesla en 2018.

    1.Le réseau de superchargeurs est sous-utilisé et constitue un fardeau financier

    Aujourd’hui Tesla est la seule entreprise qui possède un tel réseau. Rien que ce poste vaut à mon avis un pont d’or. Aucun constructeur ou autre n’a cette capacité et ils ont beaucoup d’avance . La cession de ce réseau pourrait être une piste si ils sont au bord du gouffre.

    Le réseau de centres de service ne suffit pas à la tâche et perd de l’argent

    Ok

    Tesla n’aura bientôt plus accès à la subvention de 7 500 $ sur les véhicules électriques,

    Pourquoi ? Quelle est la différence de Tesla sur ce point?

    contrairement à ses concurrents
    Le système de conduite autonome est dangereux est ses essais sont maintenant suspendus

    Le système tesla n’est pas plus dangereux que les autres. Et l’autopilot a pris une certaine longueur d’avance sur ses concurrents.

    La technologie de batteries de Tesla est âgée et dépassée par la concurrence.

    Sur ce point je ne suis absolument pas d’accord. Leur technologie est simple et éprouvée en utilisant des éléments de batterie standardisés. C’est le gage de simplicité et de sécurité notamment avis à vis des risques d’incendie. Cela permet une gestion thermique efficace gage de longévité. Le passage des 18650 au 21700 est une innovation raisonnable qui reste dans cette trame. Sur les batteries ils ont pour moi la meilleur solution.

    L’entreprise possède peu de technologies en propre, donc peu d’avantages concurrentiels.

    Une voiture électrique reste techniquement assez simple. Néanmoins étant l’un des seuls jusqu’à present à avoir développé une plateforme pour l’électrique ils avaient un gros avantage. C’est moins le cas aujourd’hui. Mais les i-pace et cie on ne les voient pas encore.

    Elon Musk partage son temps entre trop d’intérêts différents

    Sur ce point c’est sûrement vrai. Elon Musk est une part du problème mais aussi une part de la solution.

    Le modèle d’intégration verticale de Tesla coûte cher et éparpille les ressources

    Je ne connais pas bien ce point .

    En conclusion, je pense que Tesla garde une longueur d’avance sur pas mal de domaines. Je partage l’avis sur lequel il faut absolument qu’ils se rattrapent sur la modèle 3.

    Mais avec son aura et ses amis Elon Musk fera passer 2018 à Tesla sans difficultés. Mais il est sûr qu’ils ont intérêt à montrer de meilleurs chiffres fin 2018.

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    1. Pour répondre brièvement:

      1. Le réseau de superchargeurs est sous-utilisé et surtout, il est offert gratuitement aux clients. C’est un argument de vente valable, mais ne rapporte aucun revenu à Tesla, qui a d’ailleurs fortement ralenti son déploiement.

      2. La programme américain donne 7500$ jusqu’à la vente de 200,000 voitures, un seuil qui approche pour Tesla. Ensuite, la subvention est réduite de 50% dans les six mois qui suivent et de 75% dans les six mois suivants, avant de tomber à zéro. Les concurrents de Tesla ont vendu moins de voitures, ce qui va leur permettre de bénéficier plus longtemps de cette subvention.

      3. Le système de conduite autonome de Tesla a pris un retard énorme par rapport à celui de Waymo (Google) qui est aujourd’hui largement dominant. Tesla a perdu des partenaires-clé dans le développement de ce produit et n’a mené aucun véritable essai routier en 2017, se contentant d’utiliser les données produites par ses clients.

      4. Aucun autre manufacturier de voitures électriques n’a retenu la solution de Tesla de petites piles rondes pour les batteries. Ce choix complique l’assemblage et augmente le prix de revient de la batterie. Tous les autres manufacturier achètent des piles plus grosses et moins nombreuses auprès de LG. L’approche de Tesla avait l’avantage d’être pouvoir mise en oeuvre rapidement en 2010, mais il existe aujourd’hui des produits beaucoup plus performants (moins coûteux à assembler) qui rendent l’approche Tesla non concurrentielle.

      5. Tesla n’a développé aucune plateforme électrique, elle a acheté des technologies existant déjà sur le marché et les a intégrées. Elle n’a donc jamais eu d’autres avantage que d’être partie en avance.

      Voilà, j’espère que c’est plus clair. Merci pour vous questions.

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      1. 1. Tesla a juste doublé sont réseau en 2017…
        2. Tesla a toujours souhaité que toutes formes de subventions soit arrêté (Petrol inclut)
        3. Le système autopilote de Tesla a des millions de miles de data d’avance et les meilleurs talents…
        4. Les autres constructeurs n’ont rien mais alors rien développé en interne !! ils font du négoce et leur batteries perdent rapidement leurs autonomies VS batteries Tesla 90% à 8ans…
        5. Justement Tesla a développé en interne d’ou les avancés techno incroyable
        Sérieux vos sources viennent-elles de l’OPEP ??

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      2. Réseau de superchargeurs accessible gratuitement aux propriétaires de Tesla : si je me réfère au site de vente français, il est spécifié pour les modèles S que cet avantage n’existe plus pour les véhicules achetés à partir de 2018.

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      3. Vous avez raison. Ce privilège gratuit commençait à coûter cher et Tesla l’a discrètement supprimé pour les nouveaux véhicules. L’entreprise espère désormais en tirer des bénéfices, mais le très faible niveau général d’utilisation limite les gains potentiels.

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      4. Votre article et votre analyse ont au moins le mérite et le courage d’être publié.
        Propriétaire d’une Tesla, j’espère que vous avez tort de la première à la dernière ligne, mais il y a peu de chances que ce soit le cas.

        Je partage avec d’autres intervenants l’idée de la valeur du réseau de charge qui, faute d’être aussi dense que voulu, permet un temps de charge inégalé. Ce réseau a un effet captif sur la clientèle comparable à ITunes pour Apple. De fait certains constructeurs font et vont mieux faire…mais lequel est en mesure d’offrir une telle densité de chargeurs ? La gratuité n’est à mon sens pas un élément primordial mais bien la disponibilité.

        La Tesla reste aujourd’hui la référence, on lit ça et là l’émergence de concurrents mais pas un article sur ces sorties n’évoquent pas la marque Tesla à un moment ou un autre ( Tesla killer, … ). J’ose croire qu’il y aura toujours un amateur pour récupérer la clientèle et le réseau. Le réseau pour les raisons ci-dessus, la clientèle car, privée ou non, elle dispose d’un pouvoir d’achat attractif et d’une propension à adopter les nouvelles technologies.

        C’est une opportunité non négligeable.

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    2. Bonjour

      Je rebondi juste sur le fait qu’il est impossible que TESLA cède, vende ou partage son réseau de super chargeur car la technologie distribué est propre à TESLA, et aucun autre voiture, même en prévision, a le standard de TESLA du T2 DC.

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  2. Bon article malgré quelques petites erreurs (ex : des panneaux solaires ont commencé a etre installés sur la gigafactory).
    Mais j’ai l’impression que Tesla est censé faire faillite chaque année depuis 10 ans…
    J’ai l’impression que nombres de problèmes reportés sur la model 3 ne sont qu’une impression médiatique car elle est extrêmement scrutée et les objectifs étaient extrêmement ambitieux (pour rappel tsla n’a jamais tenu ses délais et les premiers model s et x avaient beaucoup plus de problèmes de qualité que le 3).
    Puisque c’est une question d’opinons la mienne est beaucoup plus optimiste vis a vis de tesla. Cette entreprise a toujours revendiqué une vision long terme et l’hystérie du moment sur les problèmes de production actuels sera vite oublié dans quelques mois…

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    1. Les dernières photos aériennes que j’ai vues de la Gigafactory ne montraient aucun panneau, mais bon, les choses peuvent évoluer rapidement en ce domaine.

      Si Tesla donne l’impression d’être sans cesse sur le bord de la faillite. c’est qu’elle perd de l’argent et doit sans cesse se refinancer. Ce qui a changé cette fois-ci, c’est que sa capacité à emprunter où à émettre des actions est devenue très faible, alors que ses besoins financiers augmentent. La cote de crédit est médiocre, la plupart des actifs de Tesla sont déjà utilisés comme garanties de prêt et les taux d’intérêt que paie Tesla explosent. La vision a long terme en se matérialisera pas, les ressources n,existent plus.

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  3. Bonjour, d’accord globalement sur l’article, mais qu’entendez vous par : « La technologie de batterie de Tesla est âgée et dépassée par la concurrence » Tesla utilise des batteries lithium-ion NCA fournies par Panasonic en quoi vous pensez que la concurrence les dépasse ?

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    1. Je ne parle pas de la chimie de la batterie, mais de son mode d’assemblage. La batterie de 60 kW de Tesla utilise 3400 petites batteries rondes, qui nécessitent quatre soudures chacune, tandis que la Chevrolet Bolt, par exemple, n’utilise que 288 unités de plus grande taille, ce qui rend l’assemblage plus simple et beaucoup moins coûteux. Aucun autre grand manufacturier automobile n’utilise la même solution de Tesla, qui est considérée comme obsolète.

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      1. Les constructeurs obsolètes qui donne des leçon d’innovation ! c’est une blague ?

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    1. L’article que vous partagez est intéressant, mais les travaux que l’on rapporte visent la construction d’un nouveau parking et d’une nouvelle aire d’entreposage pour les pièces. Ce n’est ce pas qui va sauver Tesla. Pour le reste, l’article confirme que l’usine est au point mort depuis deux ans.

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      1. En fait sur ce blog il y a plusieurs articles… les sources sont fiables et vérifiées. Aussi vous pourrez apprendre que Tesla est soutenu par des fonds d’investissement avec une vision à long terme, que la techno Tesla est nettement en avance dans énormément de domaines, sécurité, durabilité, performance, gps, autopilote, industrialisation, etc… Le problème boursier actuel et lié au fait que bcp de fonds on shorté Tesla et sont en faillite virtuelle d’ou le Tesla bashing récurrent… La modèle 3 prévue pour 2020 à l’annonce du véhicule à 1,5 an d’avance seulement suite au succès ils ont essayés de raccourcir à 2018 et donc ont 6mois de retard sur le nouveau calendrier ! Tesla a conçu un véhicule extraordinaire de AàZ avec très peu de sous-traitance… Impossible pour un constructeur 1.0 .Que les S et X sont plus rentable que n’importe quel véhicule thermique et que le cash et uniquement brulé dans le développement des 7 nouveaux produits à venir don des camions avec une nouvelle technologie de batterie qui risque de révolutionner le secteur de l’énergie. Maintenant je trouve triste que les gens se réjouissement du malheur des autres et encore plus quand se malheur et une pure désinformation.

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    2. L’article que vous proposez ne parle que de l’esthétique de la voiture. En fait, tous vos commentaires ne concernent que les aspects techniques de la voiture, qui sont décents, mais beaucoup moins en avance que vous ne le croyez. Vous ignorez ou niez de toute évidence l’état d’avancement des produits concurrents.

      Les aspects techniques de la Tesla n’ont pas beaucoup d’importance: l’entreprise est à court d’argent et ne peut plus en mobiliser beaucoup, sa chaîne de production n’a pas réussi à décoller en neuf mois (cela aurait dû en prendre six) et la demande pour les modèles S et X, stable depuis près de deux ans, commence à montrer de sérieux signes d’essoufflement.

      Tesla a eu sa chance, mais l’a ratée. Les fanfaronnades de Musk n’y changeront rien.

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      1. On verra, mais parrier contre Musk qui doit avoir 1,5 fois notre QI c’est risqué.
        Aussi regardez l’iPace qu’il faut comparer au M3 et non aux S et X et moins evolué et plus cher. Il n’a meme pas de charge rapide 😂 (ni de reseau D’ailleur)
        Bref la concurrence fait beaucoup de promesse mais n’avance rien de concret

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  4. Je croyais que j’étais le seul à réagir!

    Merci pour cet article de fond en tous cas et pour les réponses apportées.
    L’équilibre dans les tailles des batteries est à mon sens difficile à trouver.
    Effectivement TESLA est parti sur le plus « standard » quitte à avoir des coûts d’assemblage et du surpoids un peu élevés. Néanmoins en terme de sécurité et fiabilité je n’ai pas de doute qu’ils seront les mieux lotis.

    L’année 2018 est en tous cas une année charnière.

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  5. Vous oubliez ou vous faites semblant de ne pas savoir que Musk va bientôt sortir les nouvelles versions de Tesla Model S & X et Y basés sur les nouvelles cellules 2170 du model 3 avec des autonomies upgradées. Les pack LG de forme prismatiques sont certes plus simple à monter mais beaucoup moins facile à refroidir et à intégrer dans un Pack (gonflement). Il en ressort une perte non négligeable d’autonomie sur le long terme comparé à un pack à cellule cylindrique de type Panasonic 18650 ou 2170 fabriquées en partenariat avec Panasonic dans la Gigafactory.
    Cellules qui au passage sont montées par des robots donc l’histoire des 4 soudures me fait bien rire.
    Vous avez d’ailleurs un site très bien fait pour comparer les autonomies des possesseur de Tesla. On aimerais voir aussi cela chez Renault zoé ou Nissan !
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/t024bMoRiDPIDialGnuKPsg/edit#gid=154312675
    Actuellement les constructeurs dit historiques doivent faire venir leur batterie de Corée du sud ou de Chine qui au passage est bien embarrassée avec la demande locale. Volkswagen va construire son usine de batterie mais c’est bien long et surtout certains composants ne sont pas à côté ( lithium et Cobalt)
    Tesla perd beaucoup de cache chaque jour mais innove et réinjecte tout ses bénéfices dans ces futurs produits (Tesla Roadster, Camion etc..). Quoi q’on en dise Tesla n’est pas un constructeur comme les autres et son fonctionnement est clairement embarrassant pour les autres constructeurs qui fonctionnent toujours sur le même vieux schéma de sortie de leur véhicules à un instant T avec les marges associées ce qui doit rassurer les investisseurs. Sauf qu’à trop se protéger l’innovation et la prise de risque minimum fait que soit le réseau de recharge superchargeur est inexistant un comble (Jaguar) soit le véhicule à sa sortie est déjà technologiquement dépassé en autonomie (Audi – Porsche). Vous aurez beau dire chaque mois que Tesla va faire faillite cela ne changera pas le problème tant que ces constructeur ne sortirons pas de ces vielle idées.

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    1. Les modèles S et X basées sur les cellules 2170 n’existent pas et Tesla a précisé qu’ils continueraient à être basés sur la cellule 18650. Le modèle Y n’existe pas vraiment non plus et ne pourra pas être lancé dans une nouvelle usine dont la construction prendrait au moins deux ans et que Tesla ne peut pas financer. La question des quatre soudures est pertinente parce que Tesla a de gros problèmes avec ses robots et admis cet hiver assemble rune partie de ses batteries à la main. Tesla ne réinjecte pas ses bénéfices dans ses produits parce qu’elle n’en réalise aucun.

      Les partisans de Tesla aiment appuyer sur arguments de performance technique, mais la vérité, c’est que la qualité technique de la voiture importe peu si l’entreprise perd de l’argent sur chaque vente et qu’elle n’est plus capable de payer ses fournisseurs – Tesla a admis en février que ses paiements étaient en retard. Les états financiers de Tesla dressent un bilan impitoyable.

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      1. Les model S et X vont bien être upgradé (autonomie- technologie) lorsque la cadence de fabrication du model 3 aura pris son rythme de croisière. Je n’ai jamais dit qu’il existait déjà. Si Tesla ne paie pas ces fournisseurs alors oui c’est la fin. Est ce que c’est le cas ? Non

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      2. Tesla a officiellement admis qu’elle était en retard dans ses paiements dans sa déclaration 10-K de février (document annuel émis à l’intention de la SEC). Plusieurs fournisseurs ont aussi admis officieusement qu’ils n’étaient pas contents. Nous n’en sommes pas encore au point où les fournisseurs se sont ligués pour exiger un paiement à l’avance, mais la chose est possible à assez brève échéance. Tesla a actuellement pour 17 milliards $ d’engagements contractuels (essentiellement des contrats d’approvisionnement de pièces) et faute de pouvoir produire le modèle 3 assez vite,, ces pièces s’entassent à l’usine et les revenus manquent pour les payer.

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  6. Dernière fois que je poste ici

    -Le réseau de superchargeurs est sous-utilisé et constitue un fardeau financier
    Oui cela coûte cher mais c’est une vitrine et cela fait tout l’avantage de Tesla.
    Les clients achètent une Tesla en grande partie pour ce service

    -Le réseau de centres de service ne suffit pas à la tâche et perd de l’argent
    Oui et alors ? les VE ont besoin de moins de service après vente c’est un fait donc oui le SC ne gagnera pas d’argent.

    -Tesla n’aura bientôt plus accès à la subvention de 7 500 $ sur les véhicules électriques, contrairement à ses concurrents
    C’est faux en allemagne il viennent de regagner cette subvention pour les véhicules à plus de 60000€

    -Le système de conduite autonome est dangereux est ses essais sont maintenant suspendus
    C’est faux le système auto pilote est 3.5 fois plus sûr que la conduite normale. L’AP ne peut pas éviter tous les accidents et surtout ceux qui ne respectent pas le code de conduite de Tesla

    -La technologie de batteries de Tesla est âgée et dépassée par la concurrence
    C’est faux aussi ! Tesla associé à Panasonic utilise la meilleure chimie à l’heure actuelle et permet avec ces cellules cylindrique de type 18650 et 21700 de les optimiser avec une température contrôlée ce qui permet une meilleur durée de vie confirmé par les statistiques disponibles sur Google https://docs.google.com/…/t024bMoRiDPIDialGnuKPsg/edit…

    -L’entreprise possède peu de technologies en propre, donc peu d’avantages concurrentiels
    Vous n’avez surement pas du voir les performances des Tesla S & X pour le moment inégalées

    -Elon Musk partage son temps entre trop d’intérêts différents
    En quoi cela est un désavantage ? SpaceX apporte aussi son lot d’ingénieurs et participe à l’amélioration de la technologie embarquée. C’est plutôt un avantage. Les tuiles solaires et les batteries powerwal et grid pour les réseaux à faible rebondance, participent également à la renommée de Tesla

    -Le modèle d’intégration verticale de Tesla coûte cher et éparpille les ressources
    Cela ne veut rien dire

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    1. – Le réseau de chargeurs est un bon argument de vente, mais il draine les ressources financières d’une entreprise qui manque déjà d’argent. Tesla n’offre déjà plus ;a gratuité à ses nouveaux clients.

      – Les centres de service sont bel et bien débordés. Il faut parfois de deux à trois semaines pour faire réparer sa Tesla en ce moment aux États-Unis. Et avec le rappel de la Tesla S, cela ne va pas s’améliorer.

      – Le système de conduite autonome de Tesla est si mauvais que les clients américains de Tesla intentent actuellement un recours collectif contre Tesla. Tous les observateurs un peu un courant admettent que Waymo a des longueurs d’avance sur Tesla, qui n’est plus dans la course.

      – La chimie de la batterie Tesla est bonne, mais tout le monde est passé aux batteries prismatiques souples, plus légères et à plus forte densité d’énergie. Tesla est la seule entreprise automobile qui en est restée aux batteries cylindriques – et elle reste bloquée aux 18650 sur les modèles S et – seul le modèle 3 a transitionné aux 2170.

      On pourrait discuter encore longtemps de technologie, mais le vrai talon d’Achille de Tesla, il faut insister sur ce point. c’est que l’entreprise est à court d’argent, finance difficilement sa production courante et ne peut en aucun cas financer ses nouveaux projets. Et que sa capacité d’emprunt est à toutes fin utiles épuisée. À l’heure actuelle, il faudrait un miracle pour sauver Tesla de la faillite.

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      1. 1 : faut : gratuit si parrainage soir 99% des ventes
        2: Uniquement pour les pb de carrosserie, l’aluminium est délicat a réparer, pour le reste RAS
        3 : J’ai 2 Tesla qui ont remplacés des voitures ultra premium et j’ai grandi sur les circuits, je fais régulièrement de la monoplace. Je peux vous garantir que rien ne se rapproche de l’autopilote !
        4 : Penser que la majorité à raison est un raisonnement absurde, sauf pour les faibles QI
        5 : Concernant les finances, étudiez donc qui finance et pourquoi, alors vous n’aurez plus de doute.
        Merci de stopper ce Tesla bashing ridicule, et les raisonnements 1.0 de mes arrières grands parents….

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      2. @Clément Neyrial :
        « Penser que la majorité à raison est un raisonnement absurde, sauf pour les faibles QI », je ne connais pas votre QI mais ce commentaire est absurde : « penser que la majorité a raison » n’est pas un raisonnement mais une opinion. Dans cette affaire, peu importe que la majorité ai raison ou tort, si elle pense que Tesla va se planter et que dans cette majorité on trouve bcp de clients potentiels et d’investisseurs…elle aura raison !

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  7. Ce n’est pas du Tesla bashing mais un simple état des lieux.
    Aujourd’hui c’est malheureusement la finance qui drive la technique et non l’inverse. Tesla a beau être en avance sur pas mal de points ils sont néanmoins dans une situation délicate comme le présente très factuellement Philippe.
    L’année 2018 est très importante car ca va passer ou casser.
    Moi je suis du côté de ceux qui disent que ça passera dans la douleur.
    L’avenir le dira.

    Merci encore Philippe !

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  8. Article très intéressant, cependant même si c’est un édito, préciser quelques sources ne ferait pas de mal, notamment au vu de certains commentaires..

    La conclusion est également un peu sévère envers E.Musk et Tesla. Le personnage à ses torts mais il à quand même participer a plusieurs entreprises à succès et doit certainement suffisament bien s’entourer.

    Négligez l’impact que le Model S à pu avoir sur la pénétration des VE est très osé. Quand on regarde la concurrence sur le segment haut de gamme en VE, le Model S reste le modèle à battre. Il n’y a qu’a regarder le design et la communication de Jaguar ou Posche. Et leurs modèles ne sont pas encore entrés en production !

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  9. Malheureusement Tesla a été un symbole des entreprises typiquement 2010. On flashe, on brille et on verra ensuite. Dans le cas de Tesla les coûts sont énormes, et n’oublions pas qu’ils ont dû forger le tout de 0 ou presque. Quand les centenaires comme Ford, GM (qui a déjà commencé et depuis 20 ans déjà avec la EV1) Volks et compagnies, qui ont dans leurs coffres des sommes colossales vont s’y mettent a fond, Tesla ne fera plus le poids. M. Gauthier le mentionne. La S a 6 ans, quels sont les modèles qui ne se renouvellent pas en 6 ans maintenant? Changer de bouclier avant ne redessine pas une voiture. Combien va coûter le renouvellement de la S pour faire face aux futures BMW de la série i (innovantes, presque entièrement faites de fibre de carbone, collées sans soudures!), Mercedes et son EQ qui est magnifique et qui va surement en mettre plein les dents de la X, Audi et la gamme e-tron, Volks et sa gamme I.D. qui sort en 2019. Tesla n’a pas l’exclusivité du hype et de l’innovation. Volks, Nissan, Renault, Kia, Hyundai et GM vendent déjà des voitures au même prix si ce n’est moins cher que la 3. La compétition est déjà là et elle a beaucoup, beaucoup plus de fonds que ne pourra en avoir Tesla dans les prochaines années. Ça fait déjà plusieurs mois que je suis les actualités sur Tesla, je suis fou de véhicule électrique mais même une 3 à 50 000$ est hors de ma portée. Je me suis contenté d’une e-Golf très bien équipés pour 35 000$. Oui mon autonomie est moins grande que la 3 mais 95% de mes déplacements se font en moins de 100 km et malheureusement c’est la réalité de 85% des gens. L’autonomie n’est pas si importante dans le cas d’une voiture électrique dans la circonstance où le plein peut être fait toutes les nuits. Il faut penser différemment. Tesla a fait des voitures électriques pour 15% des gens et en n’offrant pas de modèles plus abordables et n’offrant d’autonomie moindre elle s’est privée des 85% qui n’en ont peu ou pas besoin et qui souvent ont moins de moyen.

    Je souhaite et j’espère que Tesla survivre mais elle entame la descente et les freins ne seront pas suffisants, en souhaitant que la régénération soit au rendez-vous!

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      1. Apple n’aurait pas survécu sans investissementd massifs dans les années 90 mais Apple n’avait qu’un seul compétiteur à l’époque…

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